Affiche française
OUTWATERS - THE | OUTWATERS - THE | 2023
Affiche originale
OUTWATERS - THE | OUTWATERS - THE | 2023
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oui
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OUTWATERS - THE

OUTWATERS - THE

Robbie, Angela, Scott et Michelle se rendent dans le désert de Mojave en Californie pour y tourner un vidéoclip. Lors de leur court séjour en camping, ces derniers sont témoins d'événements étranges provenant de la nature et des éléments qui les entourent…

OUTWATERS - THE | OUTWATERS - THE | 2023

L'AVIS :

Sorti avec énormément d'attente et une solide réputation, The Outwaters est un found footage peu habituel qui représente principalement une expérience visuelle et auditive. Ce n'est pas pour autant suffisant pour en faire un bon film, loin de là ! Rappelez-vous de "The house" (dont le titre original est « Skinamarink ») de bien sinistre mémoire ! Eh bien ici, ce sera à peine mieux ! Ça commence par un appel d’urgence au 911 lors duquel on ne comprend pas grand-chose, mais on apprend quand même que l’on s’apprête à visionner des preuves issues du contenu de trois cartes SD.

Au visionnage de la première qui a très peu d’intérêt même si elle est censée planter le décorum, on observera les déambulations de quatre amis vaguement artistes passant du temps ensemble, devisant sur leur maman, la vie et plus encore et dont l’intention première est de tourner un clip. Pour ce faire, ils se déplacent dans le désert californien de Mojave (fournissant au demeurant un magnifique panorama de paysages différents !) où l’on perçoit vaguement une menace qui rôde, qu'elle soit surnaturelle ou pas. Puis, on assiste à une sorte de tremblement de terre avant d’arriver à la carte 2. Sur celle-ci, nos quatre protagonistes ayant zéro charisme il faut le dire, font à peu près la même chose en campant quelque part dans le désert où l’on entend des bruits nocturnes étranges, plutôt comme du tonnerre sans pluie, et surtout, sans aucune explication même si l’on sent bien que ce n’est pas normal pour nos quatre larrons !

Après les deux tiers du film, on attend avec impatience que quelque chose se passe vraiment avec la troisième carte ! Le problème, c'est que sans réel raisonnement ou montée en puissance, on subira pendant les quarante minutes qui suivent, une sorte de descente aux enfers prolongée et sanglante, sans queue ni tête avec des plans filmés de jour comme de nuit, caméra à l’endroit ou à l’envers, ça dépend de l’humeur du réalisateur !

Malgré des longueurs excessives, une intrigue confuse ne décollant jamais, un récit sans réelle tension peinant à se renouveler, The Outwaters nous proposera tout de même des plans trash malheureusement noyés par des cadrages obscurs quand ils ne sont pas troubles, une caméra bougeant trop vite ou parfois un champ de vision réduit à un petit point de lampe de poche tremblotant ! On fignole le tout en y ajoutant des serpents hurlants et un gars avec une hache qui n'a pas vraiment d’autre but que de faire une silhouette inquiétante et on obtient un long-métrage d'horreur artistique faisant le tour des festivals afin de se faire encenser. Non, ce n'est pas vrai, il faudra dire au réalisateur (qui est aussi scénariste et acteur !) qu’on a simplement vu un petit film donnant l’impression d’avoir été tourné avec un iPhone à travers un glory hole sur certaines images et que pour le sentiment de trip cauchemardesque immersif, on repassera car c’est pénible à visionner et horriblement chiant ! Et c’est bien là le seul lien du métrage avec l’horreur !

Au final, The Outwaters est un found footage qui laissera la même impression que "The house" (aka « Skinamarink ») : celle d'une grosse perte de temps, ici 1h50 quand même ! Le début est long et laborieux avec ces quatre personnages assez inintéressants ayant chacun une histoire différente par rapport à leur génitrice, toutefois la suite l'est encore plus avec l'arrivée dans le désert. C'est incompréhensible, psychédélique et ressemble à un clip ésotérique fait de tout et de rien, mais surtout de bruits stridents et stressants au possible, d'images distordues, de plans de caméra parkinsoniens et d'une fin un peu gore inintelligible. Seule la musique du générique final vaut le coup, cependant qui aura tenu jusque-là ? Réponse : « on s’en moque » !

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Bande-annonce
Note
1
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Vincent Duménil