Dernier chasseur de sorcières - Le
Last witch hunter - The
Aujourd’hui les humains côtoient les sorcières dans la vie de tous les jours, et ce depuis qu’un pacte a été conclu pour que ces dernières ne puissent utiliser leur magie, et notamment la magie noire, dans le but de nuire à l’espèce humaine.
Kaulder, membre d’une confrérie veillant à l’équilibre entre ces deux espèces, chasse les sorcières désobéissant à ce pacte. Une activité que notre homme, immortel, mène depuis plus de 800 ans. Mais un sorcier va soudainement s’en prendre à son assistant, une attaque qui pourrait bien être annonciatrice d’un soulèvement des forces du Mal…
L'AVIS:
En 2015, le film "Le dernier chasseur de sorcières" faisait un petit buzz sur le Net et plus particulièrement dans la sphère fantastique en raison de son casting regroupant Elijah Wood et Vin Diesel sans oublier Michael Caine et Rose Leslie (la fameuse Ygritte dans "Game of thrones", une actrice alors en pleine ascension).
Totalement tombé dans l’oubli (normal, le film n’ayant pas fait de grandes étincelles au box-office malgré une publicité sur le Web remarquée), le film de Breck Eisner a refait parler de lui l’année dernière, soit 10 ans après sa sortie, en raison d’un nombre important de visionnages sur Netflix en 2025 et de l’annonce d’un second opus qui verrait alors l’acteur Michael Caine reprendre du service aux côtés de son bon ami Vin Diesel (une sortie prévue pour 2028).
Et pourtant, "Le dernier chasseur de sorcières" est loin d’être une grande réussite, n’en déplaise à toutes celles et ceux qui apprécient le film de Breck Eisner.
Et même si Rose Leslie s’avèrent convaincante dans son rôle de gentille sorcière, il faut bien reconnaître que la majeure partie des personnages ne sont guère attachants, n’ont que bien trop peu de charisme et ne semblent présents que pour offrir deux trois combats plus ou moins réussis avant de servir de chair à canon. Vin Diesel est très souvent inexpressif, parfois ridicule dans ses confrontations avec des sorciers/sorcières et semble s’être totalement égaré dans cette histoire de Dark Fantasy. Elijah Wood ne montre rien de bien mémorable dans son rôle d’assistant de notre héros, tout comme Michael Caine passant les trois quarts du film allongés avant de montrer une prestation des plus ridicules sur la fin. Quelle douleur de voir deux acteurs de cette trempe dans un tel échec…
Le scénario propose pourtant son lot de surprises (Kaulder va tomber dans divers pièges et être trompé à plusieurs reprises, des alliés et des ennemis se découvrent au fil de l’intrigue…), son lot de rencontres en cascade (plus ou moins intéressantes…) et plusieurs scènes d’action mettant en confrontation notre héros à des sorciers et sorcières usant de magie noire pour le faire disparaitre… Mais malheureusement tout ce que je viens de vous citer n’est que fumisterie.
Je m’explique : la narration est d’une mollesse incroyable entre deux péripéties (ça parle beaucoup, ça manque clairement de peps) et entre deux scènes de baston qui pour le coup ne sont jamais haletantes (les chorégraphies sont peu travaillées et les coups parfois exagérés), l’accumulation de mauvaises rencontres pour Kaulder alourdit incroyablement le film qui devient alors rasoir. Et que dire de certains passages risibles où des tours de magie débiles nous sont montrés, où des révélations tombent comme un cheveu sur la soupe… Oui, c’est sacrément bête par moments aussi il faut bien l’avouer.
« Et les effets visuels ? » me demanderez-vous. Un trop-plein d’effets numériques baveux qui rendent illisibles certains passages et desservent totalement une bonne partie des scènes d’action du film. Les flash-backs qui nous ramènent en plein Moyen-Age sont souvent bien moches également, tandis que les combats mettant en scènes des pouvoirs bien faiblards et timides sont ridicules par moments… Oui, pour un film traitant de sorciers/sorcières, on ne voit pas énormément de magie si ce n’est deux-trois tours bidons…
Reste cependant le maquillage de la reine des sorcières qui est plutôt bien foutu… C’est maigre, très maigre comme lot de consolation il va sans dire.
Doit-on vraiment continuer à parler de ce film dont l’annonce d’un second opus me fait inévitablement dresser le poil ?
Non. Alors mettons fin à cette chronique avant de devenir grossier.