Primate

Primate

Lucy a quitté son île natale dans l’Etat d’Hawaï pour faire des études à l’Université. Avec son amie hawaïenne Kate et accompagnée d’une deuxième copine, elle décide de rendre visite à sa famille et toutes trois séjournent alors dans la maison familiale de Lucy, en compagnie de son père, de sa petite sœur Erin et d’un ami. L’occasion également de retrouver son animal de compagnie qui n’est autre qu’un chimpanzé doté d’une intelligence remarquable et prénommé Ben.
Alors que les jeunes font la fête pour marquer leurs retrouvailles, Ben devient soudainement agressif à tel point que tout le monde se réfugient dans la piscine pour l’éviter. Les chimpanzés ne savent pas nager et ont peur de l’eau, mais est-ce vraiment ce qui va freiner celui-ci ? Une chose est cependant certaine : la nuit va être longue…

Primate | Primate | 2025

L'AVIS:

"Primate" a fait le buzz en ce début d’année 2026 dans les communautés de fans de films fantastiques. Bénéficiant d’assez bons retours suite à ses premières projections hexagonales (Presse et autres avant-premières), le film du réalisateur/scénariste britannique Johannes Roberts a rapidement été vu comme celui qui allait lancer cette nouvelle année dans le paysage fantastique.

Johannes Roberts, un nom qui vous dit forcément quelque chose. Notre homme a en effet réalisé les films "Storage 24", "Strangers : prey at night" et surtout l’angoissant et immersif "47 meters down" ainsi que sa suite (les animaux dangereux, il y a déjà goûté donc), sans oublier "Resident evil : Bienvenue à Raccoon City".
A présent vous situez le bonhomme ? Bien. Mais, après une première partie de carrière en dents de scie comme vous l’aurez constaté, nous sommes en droit de nous demander ce que vaut son fameux "Primate". Allez, c’est parti pour une rapide chronique sur ce film qui a déjà beaucoup fait parler de lui et couler d’encre.

Doté d’un scénario fort classique (l’animal qui pète un plomb et s’en prend soudainement à tout le monde autour de lui) et surtout assez prévisible (les invités surprises, les survivants, quelques péripéties… beaucoup trop de choses sont convenues et c’est fort dommage, le film n’ayant déjà pas grand grand-chose à nous raconter…), "Primate" ne va certes pas révolutionner le sous-genre cinématographique auquel il appartient, celui des « Animaux dangereux », autrement appelé « Agressions animales » par exemple.

Assez lent dans sa première partie principalement, le film de Johannes Roberts a cependant le mérite de ne pas sombrer dans les clichés trop facilement (le côté festif entre jeunes ne dure pas bien longtemps, les tentatives d’attraper un téléphone portable puis de le faire fonctionner également, la romance gnan-gnan entre l’ami de la famille et notre héroïne est vite mise de côté…) et c’est bien là une qualité que l’on ne voit pas partout dans le Monde du cinéma fantastique il faut bien l’avouer.
Et même si "Primate" manque d’originalité et de péripéties réussies, il s’avère toutefois divertissant grâce notamment à une galerie de personnages passe-partout qui fonctionne sans trop faire d’étincelles toutefois (on reprochera peut-être cette impression comme quoi chacun d’entre eux veut avoir son petit moment de courage et se lance tête baissée dans la confrontation avec cette petite montagne de muscles poilue, menaçante et sanguinaire… Mouais, moi je serais resté dans la piscine sur le matelas gonflable…) et surtout grâce à son fameux chimpanzé.

Le chimpanzé, justement parlons-en ! Bah oui c’est quand-même lui le roi de la fête. Hé bien force est de constater que notre primate est très bien modélisé (n’en déplaise à certains et j’imagine qu’ils sont nombreux, ayant entendu dire à plusieurs reprises avant même de voir le film que le principal souci du long-métrage de Johannes Roberts était… le singe !), les détails du visage étant fort convaincants et réalistes, tout comme sa façon très primitive de se mouvoir et de tourner autour de ses proies (le voir tapis dans l’obscurité dans un coin de pièce en nous fixant, immobile, fait son petit effet).
Ce petit être si malin, docile et amical au départ va soudainement se transformer en une menace des plus redoutables, une machine à tuer. Doté d’une musculature redoutable, de crocs solides comme du roc, d’une vitesse de déplacement rapide, d’un sadisme surprenant (il aime jouer avec les mâchoires…) et surtout d’une intelligence développée, Ben est l’un des animaux les plus coriaces que nous ayons pu voir dans un film d’horreur.

Et justement, notre cher Ben va donner bien du fil à retordre à nos jeunes fêtards ! D’ailleurs, heureusement que la piscine familiale est présente, sans quoi tout ce petit monde aurait été disloqué, fracassé à coup de poings, mordu dans tous les sens… sous les impulsions violentes et sauvages de notre chimpanzé devenu fou. Mais bien évidemment, tout le monde ne s’en sortira pas indemnes (bah oui vous vous en doutez bien, ceci n’est pas du tout un spoiler), comme on peut le comprendre aisément dès l’introduction du film dans laquelle le vétérinaire de la famille se fait attraper dans la cage de Ben et arracher une partie du visage à mains nues ! Nous sommes prévenus : Ben n’est pas là pour enfiler des perles… Morsures profondes, griffures saignantes, coups de poings violents, arrachage de mâchoire… Ca ne rigole pas et Ben saura vous faire passer ce petit moment de terreur que vous espériez.

Au final, "Primate" est un sympathique petit film qui ne trompe pas sur la marchandise vendue. Le cahier des charges de ce sous-genre cinématographique est respecté bien que nous déplorerons le manque d’originalité dans le scénario et les quelques longueurs dont le long-métrage de Johannes Roberts fait preuve (c’est bien dommage car on sent bien qu’il manque quelque chose pour remporter totalement l’adhésion).
Ben est angoissant et sanguinaire à souhait et c’est par contre bien là ce que nous étions venus chercher à la lecture du synopsis du film ! Pas d’erreur à ce sujet pour un film que je conseille toutefois pour toutes ces autres qualités évoquées.

Primate | Primate | 2025
Primate | Primate | 2025
Bande-annonce
Note
3
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David Maurice