Nature prédatrice
Thrash
Lorsqu'un ouragan de catégorie 5 frappe une ville côtière, l'onde de tempête sème le chaos et apporte quelque chose de pire encore sur son passage : des requins affamés.
L'Avis :
En attendant la suite du moyen-moyen "Sous la Seine", Netflix décide en ce début d'année 2026 de nous faire patienter avec un autre shark-movie : "Nature prédatrice" / "Thrash" pour son titre en VO. Réalisé par le norvégien Tommy Wirkola ("Dead Snow" et sa suite, "Hansel et Gretel : witch hunters"), le film mêle film catastrophe et film de requins, ces derniers envahissant une petite ville à la suite d'une tempête.
L'idée d'animaux propulsés au beau milieu d'une ville par une catastrophe naturelle n'est pas nouvelle. "Crawl" avait un synopsis similaire et, côté squales, on pourra citer "Bait", "Malibu shark attack" ou, évidemment, l'inénarrable saga "Sharknado". En principe, c'est l'occasion de s'amuser avec les décors, de placer les prédateurs dans des situations originales et / ou saugrenues. Et sur ce point, le contrat est plutôt rempli : les requins-bouledogues vont nager entre les voitures, se déplacer dans les rues, et même pénétrer dans les maisons. Le problème, c'est qu'il n'y aura pas grand monde à grignoter.
Car "Thrash" va plutôt se concentrer sur ses survivants, en essayant de les développer un peu (la femme enceinte récemment abandonnée par son compagnon, la fratrie placée en famille d'accueil, l'adolescente traumatisée par le décès de sa mère), plutôt que sur les attaques. Ces dernières seront presque toutes concentrées sur le milieu du film, et seront en plus incroyablement molles : si vous regardez ce film de requins pour voir des attaques de requins (quelle idée, aussi...), passez votre chemin.
Hélas, il faut avouer qu'on se fout un peu des personnages, malgré les efforts du scénario, qui leur donne de la place mais pas vraiment de substance. On devine rapidement qui va survivre, et leur évolution au fil des minutes. Tout juste appréciera-t-on quelques notes d'humour bienvenues, mais c'est franchement léger, et rien ne viendra sortir du spectateur de sa torpeur... sauf peut-être les 4 ou 5 ultimes minutes où les survivants décident d'affronter les requins pour survivre.
"Nature prédatrice" (ce titre français est vraiment dégueulasse), c'est un peu la version wish de "Crawl". C'est mou, sans tension, sans enjeu, sans intérêt finalement. On en vient presque à se dire que "Sous la Seine", c'était peut-être pas si mal, finalement...